Si vous avez un doute sur une possible grossesse, à cause
d'un retard de règles par exemple, la première chose à faire est un test de grossesse. Vous pouvez, pour ce faire, aller au planning familial.
Un test positif doit être l'objet d'un rendez vous chez le médecin, au mieux le gynecologue, qui vous prescrira une prise de sang -s'il est équipé le gynecologue peut éventuellement faire une
écho endovaginale.
Si le test est négatif mais que le retard de règles persiste, prendre un rendez vous chez un gynecologue est indispensable. Il peut s'agir dans certains cas (test fait trop tôt par exemple) d'un
faux négatif.
Si la grossesse est avérée, vous devrez prendre la décision de garder, ou non, ce bébé.
Parfois la réponse est simple, et vous ne vous posez même pas la question. Souvent, dans le cadre d'une grossesse adolescente, l'IVG est choisie. Si vous désirez garder l'enfant, vous devez
impérativement vous poser certaines questions de façon réaliste. Même si vous vous sentez déjà l'âme d'une maman, vous ne pouvez pas faire le choix de garder un bébé de façon
irréflechie.
En avez vous parlé au père?
Que pense t-il de la situation? Votre couple est il stable?
J'entends par là, est ce que le géniteur est prêt à assumer ce bébé avec vous, à vie? Que connaissez vous l'un de l'autre, qu'avez vous vécu ensemble? Si vous ne vivez pas ensemble, serez vous
capable de vous supporter?
Et dans le cas d'une rupture, continuera t-il à s'investir auprès de son enfant?
On ne peut pas imposer un enfant à un (jeune) homme et penser qu'il restera obligatoirement....Malheureusement, il arrive que le géniteur n'assume pas son rôle.
En avez vous parlé à vos parents?
Le plus tôt est le mieux.
Il faut savoir que si vos parents touchent des allocations pour vous, à partir du moment où vous êtes enceinte eet que déclarez votre grossesse, ils ne toucheront plus la part vous concernant, même
si vous restez sous leur toit avec un enfant. Si vous faites le choix de devenir mère, la première des responsabilités à prendre est d'informer vos parents de la situation. Et de discuter avec eux
de la suite. Même si vos parents n'ont pas le droit de vous forcer à avorter, si vous êtes mineure, vous êtes sous leur responsabilité. Il est donc indispensable de les informer de votre
état.
Où allez vous vivre et comment?
Avec votre petit ami? Dans un appartement? Chez les parents de l'un ou de l'autre? Dans une structure maternelle? Un
foyer?
Selon le choix (qui peut bien sûr évoluer à tout moment) des démarches seront nécessaires. Il y'a peu de places en foyer, il faut s'y prendre tôt. Le mieux est de rencontrer une assistante
sociale.
La question de l'argent est aussi indispensable. Un bébé coûte cher, ce n'est pas nouveau.
Est ce que le papa travaille? Et vous?
Si vous vivez en couple vous n'aurez pas le droit à grand chose. Seule, vous pourrez toucher l'Allocation de Parent Isolé. Mais cela a une certaine limite temporelle et on ne peut pas compter
uniquement sur les aides pour vivre. Ce serait utopique.
Qu'en
est il de vos études?
Avez vous déjà un diplôme? Que comptez vous faire comme métier? Cela entraîne t-il des études longues et coûteuses, ou
vous est il possible d'obtenir votre diplôme en apprentissage? Pouvez vous si besoin est, faire une année par correspondance?
Il est primordial de finir avec un diplôme en poche. Que ce soit des études supérieures ou un simple CAP. L'important est de pouvoir se rendre sur le marché du travail avec un réel CV. Si vous
mettez un enfant au monde, vous ne pouvez pas ignorer l'importance d'avoir un métier dans les mains et donc, de posséder le diplôme adéquat. On ne fait pas un enfant pour avoir une bonne raison
d'arrêter ses études.
Pourquoi désirez vous cet enfant?
Question à se poser avant de le concevoir si la grossesse est désirée...Faire un enfant si jeune est souvent, quoi qu'on
en dise, et que l'on s'en défende, une façon de réparer quelque chose. Cela peut être un simple besoin de donner de l'amour, mais peut aussi cacher des blessures bien plus graves, profondes...
Certaines adolescentes pensent que faire un enfant est la seule façon de se défaire du joug de ses parents. On ne devient pas libre en ayant un enfant, bien au contraire.
Une fois majeure, vous pouvez quitter le domicile familial. Une fois maman, vous en avez pour toute une vie...
Si les raisons pour lesquelles vous désirez partir de chez vous sont graves (violences, maltraitances, abus sexuels...) dites vous absolument qu'il y'a d'autres moyens de vous en sortir que de
tomber enceinte. Des associations sont là pour vous aider, des foyers existent, n'hésitez pas à briser le silence!
J'ai rencontré des jeunes filles qui, n'ayant aucun but, aucune perspective d'avenir, nourrissent le désir de devenir mère. Or, un enfant a besoin d'une perspective d'avenir; on construit d'abord
le nid, avant d'y déposer les oisillons....
Dans tous les cas, vous pouvez contacter une psychologue afin de travailler sur un désir d'enfant obsessionnel, afin de comprendre et de panser vos blessures.
Parfois, un enfant nait simplement de l'amour profond de deux jeunes gens qui ont décidé de faire leur vie ensemble...C'est si simple, et cela arrive. Si toutes les conditions sont réunies, il n'y
a plus qu'à vous souhaiter beaucoup de bonheur!
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Dans le cas du choix de l'IVG, vous pouvez choisir d'en parler, ou non, à vos parents. N'hesitez pas à en parler à votre infirmière scolaire, à vous rendre au planning familial si vous décidez de
ne pas avertir vos parents, afin que l'on puisse vous guider dans vos démarches et vous soutenir.
L'IVG peut être vécue comme un traumatisme, une réelle perte, et vous pouvez avoir besoin de temps pour faire votre deuil. Des associations, des forums et des sites sont là, exprès, pour vous.
Si vous avez des questions supplémentaires, n'hésitez pas à vous renseigner, et/ou à me contacter
Par Stéphanie Favreau
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Publié dans : Boite à outils
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